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Ladakh

Changpa woman dressing her child, nomad camp nearby Tso Moriri Lake, Changthang valley, Ladakh, IndiaNomads’ Land

A landlocked district in the mountain ranges of the Indian Himalayas, Ladakh is situated in the region of Jammu Kashmir, surprising you at first with the authenticity of its nature which has remained miraculously intact.
In this vastness, the area remains one of the least populous countries. Its population consists of two main strains : Indo-European Aryan origin and Tibeto-Burman.

Among the snow-capped peaks, some villages dot the landscape, which are added the many hanging monasteries, bringing a mystical feel to this region, which is also called «  Little Tibet  ».
But once turning from the Buddhist influences that tout this place as a safe haven, military bases, covering the greater part of the territory, remind us that its location is at risk, confined to China, Tibet and Pakistan, making it a restricted area .
Apart from the camps of the army, other tents punctuate the landscape. Some in plastic, makeshift, placed on the roadside, swallowed by dust.
On the down side, men, women, and sometimes children, mostly Bangladeshis, turbaned heads and mouths to soothe their misery, they healed the road with stones.

In the middle of highland valley Changthang, other tents with rounded shapes are home nomads. Herds of yaks and goats graze freely.
The Changpas, semi-nomadic Tibetan origins, are mostly neighboring Zanskar.
The average altitude of 4000 meters, too hostile to culture, but ideal for grazing, brings the people of the region to follow their herds during the summer milder season. During the winter, the harsh climate does not allow them to live in camps ; they join then their permanent housing in urban areas.
The Changpas, which in Tibetan means the People of the North, live mainly from the sale of the goat wool that is used to make the famous Pashmina sweaters (commonly known as cashmere wool).

At first orphan premiums population territory, comparable to a « no man’s land », Ladakh is actually a land of freedom. Ladakh is one of the last shelters free land of Tibetan civilization and nomadic populations.  

Photo documentary covered nearby Tso Moriri Lake

Ladakh, India – June 2014

French text

Nomads’ Land

District enclavé dans les chaines montagneuses de l’Himalaya Indien, le Ladakh situé dans la région du Kashmir Jammu, surprend d’abord par l’authenticité de sa nature, restée miraculeusement intacte. Dans ses vastes étendues, ce territoire demeure un des moins peuplé du pays. Sa population se compose de deux principales souches : les indo-européens d’origine aryenne et les tibéto-birmans.

Parmi les pics enneigés, quelques villages parsèment le paysage. Dans les hauteurs, plus isolés, les monastères suspendus apportent un côté mystique  à cette région que l’on nomme aussi « petit Tibet ». Mais au détour de ces influences bouddhistes qui targuent ce lieu de havre de paix, les nombreuses bases militaires, nous rappellent sa situation géographique à risque, qui confinée à la Chine, au Tibet et au Pakistan, en fait une zone réservée. Hormis les campements de l’armée, d’autres tentes, viennent ponctuer le paysage. Certaines en plastique, de fortune, posées sur le bord des routes, avalées par la poussière. Sur le bas côté, des hommes, des femmes, et parfois des enfants, pour la plupart bangladeshis. Bouches et têtes enturbannées, pour panser leur misère, ils pansent la route à coups de pierres.

Posées au milieu des hauts plateaux de la vallée de Changthang, les tentes aux formes arrondies entourées de troupeaux de yaks et de chèvres, abritent les Changpas, semi-nomades d’origines tibétaines, provenant pour la plupart du Zanskar voisin. L’altitude moyenne de 4000 mètres, trop hostile à la culture, mais idéal pour le pâturage, amène les nomades de cette région, à suivre leurs troupeaux durant la saison d’été plus clémente. Durant l’hiver, la rudesse du climat  ne leur permettant pas de vivre en campements, ils rejoignent leurs habitations en dur, dans les agglomérations.

Les Changpas, qui en tibétain signifie, ceux du Nord, vivent essentiellement de la vente de la laine de chèvre qui sert à la confection des fameux pulls de Pashmina, (communément dénommée laine de Cachemire).

Territoire aux primes abord orphelin de population, comparable à un « no mans’ land », le Ladakh est en réalité une terre de liberté. Elle est l’un des derniers abris en terre libre de la civilisation tibétaine et des populations nomades.